
Chaque année, des milliers de personnes se tournent vers le métier de chauffeur VTC, attirées par l'indépendance et la possibilité de construire leur propre activité. Mais la profession est strictement encadrée : on ne s'improvise pas chauffeur privé. Entre l'examen, la carte professionnelle, le choix du statut et l'inscription au registre, le parcours suit un ordre précis — et les règles ont changé en août 2026. Voici les étapes, les délais et les coûts réels.
Plusieurs conditions cumulatives sont vérifiées au moment de la demande de carte professionnelle : avoir au moins 21 ans, être titulaire du permis B depuis plus de trois ans — deux ans en conduite accompagnée — en cours de validité et hors période probatoire, et présenter un bulletin n° 2 du casier judiciaire compatible avec l'exercice du métier.
S'y ajoute une aptitude médicale, délivrée par un médecin agréé par la préfecture.
En revanche, une exigence a disparu : le brevet de secourisme PSC1 n'est plus exigé, même s'il reste conseillé et apprécié des clients professionnels.
Aucun diplôme n'est requis pour se présenter à l'examen
C'est le changement majeur de 2026. Jusqu'au 11 août, un ancien conducteur professionnel pouvait obtenir sa carte sur dossier, par équivalence. Ce n'est plus possible : tout nouveau candidat doit désormais réussir l'examen complet, théorique et pratique. Les demandes de carte professionnelle déposées avant cette date ne sont pas concernées par cette obligation.
L'examen est organisé par les Chambres de métiers et de l'artisanat. Il coûte 241 € et comporte une épreuve théorique puis une épreuve pratique de conduite.
Une fois l'examen réussi, la demande se fait en ligne. Le dossier se dépose sur demarche.numerique.gouv.fr, avec un délai d'instruction d'environ un mois — plus long si le dossier est incomplet.
La carte est valable cinq ans et conditionne le droit d'exercer. Elle coûte 61,01 €.
Avoir la carte ne suffit pas : elle fait de vous un conducteur, pas un exploitant. Pour facturer des courses, il faut créer une structure juridique — micro-entreprise pour démarrer simplement, ou SASU / EURL au-delà d'un certain chiffre d'affaires — puis inscrire l'activité au registre des VTC.
Cette inscription coûte 170 € (100 € pour le registre, 70 € pour le macaron), reste valable cinq ans, et demande environ deux mois de traitement après envoi d'un dossier complet.
L'accès à la profession en candidat libre revient à environ 338 € (examen, visite médicale, carte), auxquels s'ajoutent l'inscription au registre, le macaron, l'assurance et surtout le véhicule, qui reste le poste principal du budget de lancement.
Le véhicule doit respecter les critères réglementaires applicables aux VTC, et l'âge maximal autorisé a évolué récemment — un point à vérifier avant tout achat. Il faut également une responsabilité civile professionnelle et une assurance automobile couvrant le transport de personnes à titre onéreux.
Le métier ne se résume pas à conduire. Un chauffeur privé, c'est d'abord un service : ponctualité, discrétion, anticipation. La technique s'apprend en quelques mois ; l'exigence, elle, se cultive à chaque course.
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En résumé
Devenir chauffeur VTC demande de la méthode plus que des moyens : vérifier son éligibilité, préparer l'examen devenu incontournable, obtenir sa carte, créer sa structure et s'inscrire au registre. Comptez trois à six mois entre la décision et la première course, en tenant compte des délais d'instruction. La réglementation évoluant régulièrement, vérifiez toujours les conditions en vigueur sur le site officiel de l'administration avant d'engager des frais.
source : service-public.gouv.fr